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Eh oui, déjà repartis à l'autre bout du monde... dans le Cotentin
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mercredi 13 juillet 2016

Bilan Costa Rica


Petit pays d' Amérique Centrale réputé pour sa biodiversité, le Costa Rica ne pouvait que nous attirer par les notions d'écotourisme et de respect de la nature qui sont associés à son image.

On devait s'attendre probablement à autre chose derrière ces mots. On pense après avoir vu un bout de ce pays qu'il fallait entendre par "écotourisme" quelque chose comme " proposition de multiples activités de pleine nature de préférence à sensations". Et ce n'est pas forcement très compatible avec des activités à visée familiale.
La nature est belle, et bien présente, c'est sûr. Elle n'est pas facile d'accès, dans le sens où les chemins de circulation sont longs malgré les courtes distances, et les réseaux de transports en communs sont peu développés. Et elle n'est pas facile d'accès aux néophytes que nous sommes car la richesse de la flore et de la faune ne se dévoile pas forcement à un simple coup d'oeil non averti, il vaut mieux être accompagnés de connaisseurs pour savoir où et comment chercher, et ainsi pouvoir en profiter...



















Le corollaire de tout ça, c'est que toutes les activités proposées, les navettes, les taxis, les accès aux sites naturels sont payants, et rarement bon marché. C'est le seul pays où on a dépassé notre budget prévisionnel (peut être mal estimé...), et ça a sûrement contribué au fait qu'on ait eu envie de raccourcir de 2 jours notre séjour ici.
Encore une fois, on ne veut pas faire les difficiles, on a pu voir des choses magnifiques. Mais le fait est qu'on ne s'est pas toujours sentis très à l'aise dans l'ambiance de surconsommation de quads, tyroliennes, canyonning, raft, zypline... toujours plus haut toujours plus fort...
On imaginait naïvement trouver un  souci constant de l'environnement dans les transports et les gestions des activités, les aliments bio, le traitement des déchets ou de l'eau.  Mais finalement pas vraiment plus ici qu'ailleurs.







On a aimé : les fruits frais variés et goûtus, l'accueil chaleureux de (presque) tous nos logeurs à chaque étape, les jardins fleuris des hôtels, la sortie de nuit où on a vu des animaux improbables (serpents, scorpions...), voir un paresseux et son bébé, découvrir soi même les grenouilles autour des étangs, ne pas avoir peur devant les tarentules, marcher dans la jungle, paresser dans les hamacs de cascada verde, plouffer dans une cascade, se baigner dans les sources chaudes de la Fortuna, profiter des piscines, les belles couleurs de quelques couchers de soleil, les petits déjeuners copieux, retrouver une deuxième liseuse fonctionnelle, les petits "sodas" aux plats typiques savoureux.

























On a moins aimé : les routes inconfortables, les prix prohibitifs des navettes et activités, les temps de transfert longs, les nuages bas qui cachent les volcans, le vol de l'ordinateur et de la tablette et la difficulté de communiquer qui en découle, la marchandisation avec droits d'entrée  de tous les sites naturels (chemins, parcs naturels, plages, cascades...), l'ambiance "springbreak" dans les cars avec les groupes de djeun's américains surexcités, la surfréquentation de Manuel Antonio, la sensation d'être perçu comme un gigantesque porte monnaie à siphonner au maximum à coup de "Pura Vida viens acheter mon tour tout compris", la bière "Imperial".


Pas d'inquiétude pour vos yeux, la photo est floue...






lundi 11 juillet 2016

7 au 9 juillet, Uvita

Après notre arrivée le 7 juillet dans la maison " Cascada Verde ", et notre plongeon dans la cascade du même nom, nous avons cuisiné tranquillement notre dîner dans la nuit noire de la jungle, tombée tôt , et pleine de bruits d'insectes et de grenouilles.

Les petites lumières au dessus des tables, les bonnes odeurs de cuisine du soir, la musique et les conversations polyglottes de nos voisins dans les hamacs et sur les bancs, tout ça participe à cette impression de calme et de zénitude, comme on l'a déjà dit précédemment. Le bruit de la pluie s'entend sur le toit, et on reste à l'abri à savourer notre repas simple en admirant la jungle obscure depuis la terrasse.

On a un peu conscience que ça fait caricatural et cliché de dire ça, mais c'est réellement ce qu'on a éprouvé !! Et soyez sûrs que je suis suffisamment méfiante par rapport à tout ce qui ressemble de près ou de loin à une vie en communauté pour ne pas enjoliver les choses ! Je ne sais pas si on est tombés sur une bonne période, mais les règles de la maison sont suffisamment claires et respectées par chacun ici pour que tout le monde profite de ce cadre exceptionnel...

Après une bonne nuit, sans clim mais d'une douceur agréable et sans moustique, on se lève tous du bon pied. On prépare le petit déjeuner, on le savoure, on bouquine en peu pendant que les enfants digèrent en faisant du trampoline.
Puis on part faire une promenade dans les collines environnantes à la recherche d'une rivière baignable. La marche se fait sous une chaleur certaine et moite, et on profite ainsi d'une séance de hammam gratuite. On arpente les pistes boueuses et caillouteuses sous les arbres. On traverse une forêt de bambous, on grimpe un peu , et on finit par arriver à la rivière décrite qui traverse la piste. Bon, on se rafraîchit les pieds, mais ce serait un peu ambitieux de vouloir faire plus car les endroits pour se baigner sont plein de rochers et peu profonds.



















On décide donc de retourner à la maison, après avoir fait quelques courses, et avoir acheté notre billet de retour vers San José pour le lendemain. On tente un saut a la cascade de la veille, mais elle est prise d'assaut par un groupe qui rentre d'un tour en quad, donc on se contente de prendre milk-shake de fruits au bar à l'entrée, et on décide de revenir en fin d'après midi.
Le dernier après midi au Costa Rica se passe donc entre les jeux divers, les lectures, les copinages avec Luzie, la fille des logeurs, et le camouflage en paresseux dans les hamacs.
Sacrément agréable...






En fin d'après midi, on retourne à la cascade, quasi désertée, fraîche et agréable. On barbote dans les trous d'eaux, on saute dans le bassin turquoise, on s'en donne à coeur joie...


















Le temps passe bien sur très vite, et la nuit arrive déjà. On prépare notre dernier dîner, on prend un petit apéro pour l'accompagner, puis on profite de la dernière nuit ici.

Le 9 juillet, on redescend dans le "centre ville " d'Uvita, après avoir salué nos hôtes et repris nos bagages, pour attraper le bus vers San Jose. Il arrive avec 40 bonnes minutes de retard, il est déjà rempli à ras bord, mais on arrivera à se trouver une place en jouant un peu des coudes. On fera un trajet sans souci, sur des vraies routes goudronnées, sous la pluie, avec des dépassements un peu osés mais toujours réussis, et avec les yeux rivés sur nos sacs à dos, et nos bagages en soute.




On arrive à San Jose dans l’après midi, pas fâchés d'arriver enfin à bon port. On retourne à pieds à la chambre d’hôtes "Kaps place" qui nous avait reçus initialement à notre arrivée. On nous y reçoit de façon toujours aussi charmante, et on passera la fin d’après midi entre le billard, le baby foot, la mise à jour du blog, les récupérations des mails importants...
Et ce soir, on se couche tôt, car on se lève à 5 heures demain, direction l’aéroport. On a effectivement écourté de 2 jours ici au Costa Rica pour s'envoler plus tôt vers les Etats Unis.

Première étape de notre "road trip" américain : la Californie !



dimanche 10 juillet 2016

5 au 7 juillet : parc Manuel Antonio


au départ de Monteverde

















A notre arrivée près de Quépos et du parc Manuel Antonio en ce mardi 5 juillet, nous nous installons dans l´hôtel Flor Blanca. Bon, on constate vite que la connexion internet va être compliquée car le seul ordinateur que le logeur peut nous mettre à disposition est dans sa loge perso, derrière ses rideaux. On ne va donc pas en abuser car il est aimable mais pas très chaleureux...

Grace à notre transfert privé économique rapide, on a l’après midi devant nous. On décide d´aller explorer la plage toute proche (gratuite nous précise le gérant, car on apprend que l’accès aux plages est rarement libre de droit d’entrée... ), accessible à pied, malgré un temps gris qui continue à se couvrir. La température au moins est très douce voire franchement étouffante.
On se dirige donc vers une petite crique, à travers la jungle, et les hôtels qui bordent la côte. On aperçoit un singe au passage, des résidences de luxe à tous les virages, puis on accède après un sentier boueux à la plage. Très sympathique, avec vendeurs de cocktails et loueurs de parasols, mais assez de place pour tout le monde. Une eau claire, verte et très bonne ! On plouffe donc pour se détendre, et on aperçoit l'orage qui gronde au loin et se rapproche.




Apres un moment dans l'eau et quelques gouttes de tombées, on repart en sens inverse. on s’arrête faire quelques courses pour le soir. Puis les enfants refont un interlude humide car ils sont bien décidés à tester la piscine de l’hôtel. Moins chaude et beaucoup plus chlorée que la mer... Quelques bombes, quelques tours de belote, un pic nic, et au dodo.

une bonne bataille, qui dure 2 heures et demie , hum !!!




Le lendemain 6 juillet, on a prévu d'aller au parc naturel Manuel Antonio tout proche. Le petit déjeuner n´est pas à la hauteur, on se dépêche donc de l´oublier et de le compléter avec des denrées personnelles. On prend une navette au pied de l’hôtel qui nous emmène directement à l´entrée du parc.
Là , on voit tout de suite qu´on n´est pas les seuls ! On repousse gentiment les avances des guides qui nous prennent assez ouvertement pour des ploucs sous prétexte qu on veut tenter de découvrir le parc par nous mêmes sans leur aide.




Puis on s'avance sur les sentiers sauvages bien balisés de Manuel Antonio. Là encore, le tourisme dans la nature, ok, mais pas question que les portes monnaies sur pattes touristes américains se sentent perdus ! Alors on prend dès que possible les chemins de traverses, sur lesquels on trouve rapidement de la tranquillité. Une petite cascade, puis on aperçoit une colonie de singes qui chahutent dans les arbres. En levant la tête et en continuant, on voit quelques paresseux qui ne paressent pas tant que ça, des belles araignées au milieu de leur toile, des crabes de terre.

singe...

...paresseux...

...crabe...

...ratons laveurs...



La plage principale étant fermée pour cause de trop grande proximité de caïmans (!), on se dirige vers une plage annexe . On croise une troupe de ratons laveurs pas vraiment effrayés, puis quelques beaux spécimens d'iguanes sur la petite plage (assez fans des sandwichs des randonneurs installés sur le sable !). Les enfants profitent de la pause pour une baignade entre les rochers.



















On repart après un petit moment, et on verra même une biche sur le chemin. On est plutôt contents de cette sortie, fructueuse, et finalement pas si bondée que ça...
On reprend la navette, et on s’arrête dans une petite brasserie près de l’hôtel qui s’avère une très bonne surprise. Les plats typiques sont savoureux, et les jus de fruits frais sont les meilleurs qu on ait eus au Costa rica ! En prime, c'est jour de match, et il y a une télé...




Petite après midi tranquille dans l’hôtel, autour de la piscine et sous la pluie qui arrive comme chaque fin de journée. Jeux, café, lectures, et préparation des bagages pour le lendemain.



















Le 7 juillet, nous partons prendre le bus après notre petit déjeuner frugal. Inutile de préciser qu´on ne quitte pas des yeux nos sacs, on est un brin tendus pour ce transfert en bus. Mais il se passera finalement assez bien, même s'il est plutôt lent. Apres 2 bonnes heures de route et une multitude d’arrêts, on arrive à Uvita, ville située sur la côte Pacifique, plus au sud.

le 1er qui touche à nos sacs, il est mort !!!!!



On monte à pied rejoindre notre dernière étape Costa ricaine: l’hôtel cascada verde, une maison-auberge de jeunesse perchée au milieu de la jungle. Et là, (même moi qui ne suis pas fan de l'esprit auberge de jeunesse-communauté-on vit tous comme des frères) on est tous sous le charme du lieu.
Une grande maison en bois et bambou, ouverte sur la jungle, avec des terrasses, des hamacs, des fauteuils confortables dans tous les coins...





On est accueillis par Julie, son mari et sa fille, une famille allemande installée ici. La chaleur de l'accueil , la qualité des installations, la propreté impeccable, la cuisine suréquipée  à disposition, le café  à la Costa ricaine, les lumières tamisées et la musique variée donnent une ambiance unique et paisible dans laquelle on se sent tout de suite à l'aise...
On assiste au match France-Allemagne sur les écrans d'ordinateurs, devant un public international, amateur de beau jeu et de bière (pourtant la "Imperial" d 'ici est loin d’être impérissable !),  puis on profite de la sérénité du lieu pour ne rien faire...


un multiplex au fond de la jungle !!!


Les enfants testent tous les jeux à disposition, le trampoline et copinent avec la fille de la maison.
On part en fin d’après midi a la cascade  toute proche qui permet de nous rafraîchir dans une eau turquoise, et un bassin suffisamment vaste  pour faire quelques plongeons.
On se dit qu'on a eu raison de venir par là, et que ça représente pour nous une bonne illustration de l'expression (assaisonnée à toutes les sauces) de "Pura Vida" locale...

du 03 au 05 Juillet: Monteverde

Notre hôte nous a gentiment présenté hier l'ensemble des activités disponibles dans le coin. Du choix, certes, mais les prix sont à l'avenant... comme on considère que les tyroliennes "Spiderman" et que le canyonning ne sont pas à proprement parler des sorties familiales (surtout avec Tim, encore un peu jeune), on se tourne vers quelque chose de beaucoup plus simple ce matin.

Un taxi nous emmène dès 8h30 à l'entrée du parc, dans lequel on a prévu de se promener une partie de la journée. Les nuages sont présents, assez bas (on est dans la Cloud Forest). On ne prend pas de guide, et on s'enfonce tranquillement dans la jungle.

Oubliez le côté aventureux et explorateur, Ici, les chemins sont souvent en béton, et bien balisés. On est surpris par le silence qui règne ici. Peu de cris d'oiseaux, aucun de grenouille... La nature est belle, foisonnante, touffue, mais elle semble assez déserte, si on enlève les insectes assez classiques, et quelques touristes à la discrétion relative, qui anéantissent totalement nos espoirs de découvrir nous mêmes des animaux.




On effectue ainsi une 1ère boucle pendant 1h30 à 2 heures. Parvenus à un embranchement, un mal de crâne puissant et tenace depuis le départ me contraint à laisser Anne et les enfants poursuivre, pendant que je retourne à l'accueil me poser sur  une chaise. Tout le monde me retrouve 45 minutes plus tard. Pas d'animaux, pas de vue superbe, mais une sortie au grand air agréable malgré tout.

Un taxi vient nous rechercher et nous descend à Santa Elena. On fait quelques courses, puis on se met en quête d'un petit resto simple, histoire de nous requinquer et profiter du quart de finale France - Islande. On rentre au hasard dans l'établissement "Bon Appétit" dont on nous avait parlé. Mais après quelques minutes d'hésitation, les prix affichés sur la carte nous coupent un peu l'appétit (15 $ les pâtes ou la pizza, ça pique un peu...). Finalement, on laisse l'équipe de France prendre le large en 1ère mi-temps pour rentrer à pied à notre hôtel, où on commande quelques bons plats plus abordables, et où on savoure avec notre hôte la victoire de la France.

Pendant que les enfants jouent avec quelques ados présents ici (touristes ? Etudiants ?), on étudie notre prochain transfert vers le Parc Manuel Antonio.




Puis en fin d'après-midi, on se dirige vers notre 2ème excursion de la journée, située à quelques centaines de mètres de là. Nous partons effectuer une petite balade de nuit, avec un guide cette fois ci. On nous promet des tarentules, des serpents, des paresseux,.. on va voir ce qu'il en est.
Notre guide nous mélange espagnol, anglais et français (oui, oui, oui, très jolie photo), mais régulièrement il se tait, et nous demande d'en faire autant; aïe, il est pas au courant qu'on a emmené Tim avec nous ??!! En tout cas, c'est un vrai champion de l'affût. Il nous trouve, pêle-mêle; tarentules à genoux oranges, serpent hyper venimeux à stries jaunes, colibri en sommeil, scorpions (fluos grâce à une lumière UV), grenouille spéciale camouflage, tarentule albinos, toucans endormis, paresseux au taquet (c'est à dire à 2 de tension).




On craignait un peu soit d'en voir trop, et d'avoir peur, soit de ne rien voir et d'être deçus. Eh bien, finalement cette sortie de 2 heures dans le noir a tenu toutes ses promesses: Notre guide, avec beaucoup d'habitude, s'est même chargé d'une partie des photos, avec les bons réglages (et pourtant, question réglages en photo, c'est un peu mon domaine !!).
Retour à la maison, petit repas puis dodo qui fait du bien.



Le lendemain, on se jette, avec beaucoup de tact et de panache, sur le petit déj (oeufs, fruits, céréales, chocolat chaud, café, pancakes, toats, jus de fruits), puis un taxi nous emmène à Santa Elena, d'où un bus nous emmène jusqu'au parc Selvatura. On a réservé nos entrées pour le "Puentes Tour", autrement dit un circuit sur des ponts supendus dans la jungle. A la caisse, le montant total pour la famille me donne une quinte de toux assez violente; 120$ !! Je précise aussitôt que je ne veux pas acheter toute l'installation mais simplement en faire un tour... ah c'est bien le prix ?? OK bah allons y..




On traverse donc, sur une distance de 3 km, 8 ponts suspendus. Ce n'est pas très impressionnant, pas très haut, ça se fait très vite... autant dire que ça ne vaut vraiment pas le prix payé. Assez déçus, on retourne faire notre petit pic-nic tardif chez nous. Puis on cherche notre transport vers Manuel Antonio: En bus public, c'est (très) long et à des horaires assez flous, en transport collectif touriste, c'est exorbitant. Notre hôte nous propose un transport privé. Il est moins exorbitant de seulement 20 $, mais c'est déjà ça. On se prépare donc à lâcher 200 $ pour 180 km !!
On finit nos bagages, quelques jeux, repas du soir puis dodo, en écoutant le vent souffler très fort ce soir.

Mardi 05, notre chauffeur est là avec 15 minutes d'avance. Sur la route (le chemin plutôt !!), il papote pendant 1/2 heure, nous explique qu'il va visiter la France en octobre avec un copain, notamment Paris et Limoges... Perso, le limousin, j'ai rien contre, mais c'est peut-être pas le coin le plus glamour de l'hexagone !! Il nous amène à bon port, après à peine 4 heures de route. Il a bien essayé de nous arrêter chez une copine â lui, qui propose des "tours" à Manuel Antonio, avec des "buen precios" de 50$/personne, mais on tient bon et on va directement à l'hôtel. Notre taxi repart quasiment quand on lui signale qu'on doit peut-être payer. Surpris, d'habitude, ça se fait avant... il passe quelques coups de fil pour confirmer. Comme on n'a pas 200$, mais des colons costa-ricains, on le paye avec... mais le taux de change de la société de transport n'est pas à notre avantage, loin de là. Au final, coût du transfert plus proche de 220 $.. Arghhh!!

Bon, on est arrivés, l'hôtel est sympa et assez désert. On n'est pas si mal !!

mardi 5 juillet 2016

30 juin au 2 juillet : La Fortuna (suite)


En ce debut de journee du 30 juin, nous commencons par un petit dejeuner puis quelques bons ploufs dans la piscine au milieu des arbustes en fleurs, des papillons et des oiseaux du jardin.
Le temps est plutot gris mais sec pour le moment.
Nous nous dirigeons vers la petite ville de La Fortuna, dans le but premier de trouver un coiffeur pour raccourcir les cheveux des deux garcons de la famille. On y arrive sans trop de soucis! Et ainsi rafraichis, on poursuit par quelques courses pour nos dejeuners et diners du jour.

On revient a notre hotel, puis apres avoir partage un pic nic, un minibus vient nous chercher pour notre excursion du jour autour du volcan Arenal. Bon, le temps ne s est pas franchement ameliore, voire carrement degrade, mais ca ne nous fait pas peur... On part vers 14h avec un groupe de 6 autres personnes et un guide, et apres 40 minutes de route pour contourner le volcan sur des chemins moyens, on arrive au parc naturel Arenal, au pied du volcan du meme nom. La, on commence par deguster un bout d ananas, puis on se met en route a pieds pour le "point de vue le plus beau sur le volcan", depuis la terrasse d un hotel. Manque de bol, les nuages sont partout, donc on ne voit rien. Mais, le guide nous l assure, le volcan est bel et bien juste derriere tout ce gris !




On poursuit par une rando pepere sur des chemins bien traces jusqu a une cascade. La pluie a commence juste avant, donc on est deja bien trempes avant de se baigner. La temperature est fraiche, donc pas beaucoup de courageux pour tenter la trempette dans la cascade ( Matt et Arthur sont en tete de la troupe je vous rassure...).
On continue sur les chemins, sous la pluie. 2 petits ponts de singe, mais on est loin de l aventure promis dans la jungle profonde, et le guide semble plus interesse pour parler aux 2 americaines volubiles que pour chercher tous les animaux qu on nous a proñis de voir... Un peu de deception dans les rangs devant cette semi promenade sur des chemins tres balises, en croisant des groupes de touristes toutes les 10 minutes, sans animaux et sous les k way ...






Heureusement, avant de rentrer, on passe par un coin pres d un etang ou on apercoit avec un peu d efforts quelques grenouilles aux yeux rouges, puis quelques oiseaux sur la terrasse de l hotel . Toujours pas de vue du volcan, pas de coucher de soleil non plus, c est vraiment bouche. Tant pis pour nous, la saison des pluies tient vraiment toutes ses promesses aujourd hui...
Derniere etape du jour, une pause avant de rentrer, par les sources d eau chaudes descendant des flancs du volcan. Il fait nuit, et apres un cafouillage de minibus pour lequel on change de groupe et on atterrit au milieu d aventuriers yankees qui parlent tous plus forts les uns que les autres, on finit par atterrir au milieu de la riviere chaude... C est tres peuple car toutes les excursions finissent ici, mais c est vraiment tres agreable... Un bon bain proche d une quarantaine de degres, dans la nuit noire et aux sons des grenouilles.

Un petit masque de boue pour ceux qui veulent.




Des groupes continuent d affluer, des aperos et des canettes sont distribues... Bon, on a un peu l'impression de ne pas etre trop raccord avec tous ces post etudiants qui viennent chercher des sensations fortes de canyoning dans la boue, mais on profite du bain chaud et on prend ce decalage a la rigolade.
Ca s eternise un peu, ils trouvent amusant d'enlever toute lumiere donc on se retrouve dans le noir, avec les enfants qui fatiguent et s'impatientent un peu.
On trouve ca moins drole avec la pluie qui revient et le temps qui passe. On finit par repartir dans le minibus, et on retourne a l'hotel finir de se secher, grignoter un bout et coucher tout ce petit monde !

Le lendemain 1er juillet, on a decide d'essayer de compenser le peu d animaux vus lors la sortie de la veille. Direction dans la matinee ( apres les ploufs et les concours de bombes) vers l'ecocentre Danaus, une reserve privee qui se situe pas loin de la chambre. On y arrive apres une bonne demi heure de marche.
Et on entre dans la reserve au moment ou il commence a pleuvoir. Plus de succes que la veille ! On arrive a voir multitude de papillons ( facile ils sont dans une tente speciale...), des grenouilles rouges a jambes bleues qu on repere a leur bruit, une grenouille verte aux yeux rouges, un agouti, des oiseaux, et même... notre premier paresseux ! Bon, il dort comme un gros tas donc on voit surtout ses fesses, mais a la sortie, la chance nous sourit et on en voit un autre en plein action en train de se gaver de feuilles! Etonnant animal...




















Et juste en face, sous la pluie et sur fond de nuages, le volcan Arenal !
Au retour sous la pluie, on evite de peu la catastrophe car lors d'une traversee de route on manque de se retrouver sous les roues d'une voiture... Plus de peur que de mal heureusement...
Puis direction le centre ville ou on s'arrete dans un resto , on fait les courses pour le soir, puis on retourne a l'hotel. Jeux, observation d un iguane et d un singe dans les arbres du jardin, puis ploufs pour finir la journee.

La journee du 2 juillet sera une journee de transport. On decouvre a cette occasion que les routes du costa rica sont assez mauvaises, et donc que les temps de trajet sont non negligeables, et que les couts de trajets sont encore moins negligeables...
Trajet minibus-bateau-minibus pour relier La Fortuna a Monteverde plus au sud. Tout ca se deroule sous une pluie moderee a diluvienne, et on arrive a notre hotel de Monteverde passablement humide.





Heureusement, on est encore bien installes ici, petite cabane dans la nature, rustique mais confortable, et la salle de resto possede une vue directe sur les arbres et les colibris qui volent en tout sens autour de la terrasse. Et on nous accueille avec cafe et chocolat chaud devant un match de foot ! On nous prend par les sentiments...
On est assez loin de tout, et Matthieu affronte a pieds les routes valonnees pour aller nous ravitailler pour le soir venu.
Diner simple dans notre chambre avant d autres sorties prevues dans les jours qui viennent, nous sommes dans la region de la " foret de nuages"...




dimanche 3 juillet 2016

28 et 29 Juin: La Fortuna (1ere partie)

En ce matin du 28 Juin, on prend le temps de nous restaurer copieusement (un peu comme tous les jours, c'est vrai), de ranger nos affaires, faire quelques parties de billard et de ping-pong, réserver notre dernière nuit ici avant le départ pour les Etats Unis, puis on se dirige vers le terminal de bus.
Après l'inévitable pipi dehors derrière un poteau électrique pour Timéo (mais je t'assure, il y a 30 mn, à la chambre, j'avais pas envie !!), on embarque dans le bus. Mélange assez équilibré de touristes et de locaux, il n'est pas tout à fait plein...
C'est sans compter sur les multiples arrêts qu'on effectue environ toutes les 10 mn, dans des endroits improbables. Montées, descentes, ca n'arrête pas, et du coup ca prend du temps. Au total, on passe un peu plus de 4 heures dans le bus, pour à peine 140 km !!

Arrivés à la Fortuna, on trouve sans souci notre hôtel, à 1 km du centre. Grand jardin, fleuri et arboré, piscine fort agréable, on se sent tout de suite bien ici, et nos hôtes font ce qu'il faut pour qu'on se sente à l'aise.
Après avoir sorti nos vêtements de nos sacs, direction la piscine, pour un bon moment de délassement, de ploufs, de bombes, et de quelques perfectionnements de nage (et tout le monde progresse bien !!).
On rentre dans la chambre à la tombée de la nuit. Je profite de la douche des enfants pour me connecter..ah bah tiens c'est bizarre, ou ai-je posé l'ordi ? Pas dans le tiroir ? Non Encore dans le sac ? Non.. Ah ca doit être Anne qui l'a judicieusement rangé ? Non plus... c'est bizarre... les enfants non plus... très bizarre, voire louche... et Anne se rappelle qu'à la descente du bus, le petit sac à dos, rangé au-dessus de nos têtes, avait curieusement changé de place... Après quelques minutes d'agitation, et de tension grandissante, on se rend à l'évidence: on nous a volé notre ordi et la tablette qu'on nous a prêtée, pendant le voyage, quasiment sous nos yeux !!

Je passe sur les minutes qui suivent: comment est-ce possible, comment on n'a rien vu, qui, quand..?
Un coup de fil à notre hôtel de San José confirmera le lendemain qu'on ne l'a pas oublié là-bas...
Fin de soirée difficile, on essaye de réfléchir à la conduite à tenir. Non seulement, toute la fin de notre voyage est organisée dans l'ordi, mais on a en plus pas mal d'infos qu'on aimerait garder confidentielles (comptes bancaires notamment)..


On se couche le coeur bien lourd, et au réveil, c'est une gueule de bois "administrative" qui nous prend. On profite quand même du petit-déj (ah le jour ou ce sera différent, il faudra vraiment s'inquiéter !!), puis on commence le marathon des sites internet sur lesquels on change conscienseusement tous les mots de passe, grâce au matériel prêté par notre hôte. On prévient la famille, les banques, on reprend contact avec les hébergements à venir,  etc... puis on se rend à la police touristique déposer plainte.

On explique la situation, on fait notre déposition, et là, on assiste à la mise en marche d'une énorme machine. Pendant qu'une équipe sinophile est dépêchée dans le terminal de bus, que la police scientifique passe au peigne fin le sac à dos pour trouver des empreintes, que l'hélicoptère équipé d'un projecteur 2x7500 W passe au-dessus de nos têtes en lancant un puissant " APPEL A TOUTES LES UNITES !!", on épluche le fichier génétique pour trouver des suspects...
Puis notre déposition est intégrée à la plus grande base de données mondiale pour un recoupement incroyable..

et avec le sourire, s'il vous plait !!

Je me moque, gentiment bien sûr.. notre déposition est faite au stylo, et aussitôt classée dans un tiroir du bureau. Aucune chance de retrouver l'ordi, bien sûr, mais on a été bien accueillis, avec le sourire, on n'en attendait pas plus...

En ressortant, on va signaler à la compagnie de bus le vol... en fait, c'est juste un bureau d'agence de voyages qui vend des billets de bus, donc ils n'ont pas grand-chose à nous dire. Si ce n'est qu'ils en profitent pour nous vendre une excursion pour le lendemain (Tarif plutôt intéressant, programme assez complet, notre logeuse nous confirmera que ce n'est pas une mauvaise affaire). On mange tranquillement, puis on retourne à notre hôtel. En retraversant la Fortuna, on se rend compte que la ville nous fait penser à Queenstown, en Nouvelle Zélande. C'est une succession d'agences de voyage, resto, hôtels, souvenirs,... beaucoup d'activités à sensation, beaucoup de jeunes (américains, mais pas que),... on ne ressent pas encore vraiment le côté éco-tourisme auquel on s'attend.. on verra bien demain pendant notre sortie.

Fin de journée un peu morose, ne plus avoir d'ordi, c'est ne plus communiquer facilement... et mine de rien, on aimerait bien continuer le blog. Notre logeuse nous déconseille de racheter un ordi ici (beaucoup trop cher, et peu de choix, on le verra le lendemain). Du coup, on essaye de profiter, sans abuser, de son ordinateur à elle, dès qu'elle ne s'en sert pas.
Petits et gros ploufs de fin de journée dans la piscine, histoire de décompresser, sous un ciel bien gris. Ici, c'est la saison des pluies, et le volcan Arenal, pourtant tout près, ne nous a toujours pas dévoilé son sommet...

(à suivre, avec des photos promis, mais à petite dose)

vendredi 1 juillet 2016

26 et 27 Juin: a l'assaut du Costa Rica

Bonjour a tous.

Tout d'abord, pardon par avance des fautes d'orthographe, des accents manquants... on se sert d'un clavier QWERTY espagnol, c'est donc plus long et on ne trouve pas toutes les touches qu'on veut...
On reprend le blog après cette interruption, les articles seront peut-etre plus courts, avec moins (ou pas) de photos, en tout cas la publication sera moins fluide (sachant que notre hôtel nous prête cet ordi quand ils peuvent...)... mais on tache de maintenir ce lien avec nos lecteurs, qu'on remercie encore de leurs nombreuses et gentilles attentions.

Le 26 juin, nous quittons Cuba apres une derniere expérience de vie a la cubaine. Enregistrement long, files d'attente incomprehensibles, temps passé au guichet inexplicable... bref on finit par embarquer, direction San Jose via une escale au Panama.
Voyage sans encombre, mis a part les pleurs et colères incessantes d'une petite fille, que le père a du mal a calmer, tout occupé qu'il est a garder en equilibre son sac en plastique rempli de bouteilles de rhum.

A san Jose, on récupere nos bagages qui sont tous deja entassés à coté du tapis roulant. On oublie les distributeurs de billets, tous en panne (??) alors que les agents de change sont tous au garde à vous: Notre récente expérience nous a refroidit, on se dit qu'on va se débrouiller avec nos $ US.

En sortant de l'aéroport, on est surpris de voir une pancarte "Matthieu FOUTEL" s'agiter. Notre hôte nous avait proposé ce service, mais on l'avait trouvé cher donc on n'avait pas donné suite... il faut croire qu'il a pris une initiative. Du coup, on accepte, et on ne regrette pas. Le transfert est assez long, le défilé de la Gay Pride bloque certains axes, notre chauffeur peste (on ne sait pas si c'est juste la circulation, ou le fait que ce soit les homos aui défilent !!)

Il nous dépose à notre hôtel. Le lieu est charmant, grand, rempli d'espaces communs très sympas, billard, table de ping-pong, baby-foot, ordi à dispo (mais à ce moment là, on n'en a pas encore besoin !!).
On passe ici l'après-midi, entre jeux, lectures, wifi, café, matches de l'euro....
Petite sortie pour Anne en fin d'après-midi pour faire quelques emplettes de nourriture, qu'elle effectue à la cafétéria.... de l´hôpital de San José  (le boulot, toujours le boulot !!!).

Le décalage horaire aidant (2 heures ca compte !!), on est vite fatigués, et on se couche rapidement.
Réveil aux aurores le lendemain, on patiente jusqu'à 7 heures avant d'aller découvrir le buffet du petit-déj. On n'est pas décus: omelette, riz, bananes grillées, fruits, pain, jus, viennoiseries, gâteaux... Comme vous le savez maintenant, une bonne journée qui commence pour nous.



On part se promener dans San José durant le matin, pas beaucoup d'attraits historiques, mais on prend plaisir à se balader dans les rues commercantes, traverser les petits parcs arborés, le tout sous un ciel bien dégagé et une température agréable.
On passe par le terminal de bus, acheter nos billets pour le lendemain, à destination de la Fortuna. Beaucoup moins cher qu'un transfert privé, sûrement un poil plus long.

On revient en début d'près-midi à notre hôtel, et on profite à nouveau de notre installation ici.
Petit pic-nic du soir, puis préparation des bagages pour le départ du lendemain.

(à suivre)