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Eh oui, déjà repartis à l'autre bout du monde... dans le Cotentin

dimanche 24 janvier 2016

21 et 22 janvier, découverte de Taman Negara




Après une nuit dans notre dortoir aux lits qui grincent, on attaque la journée par un solide petit déjeuner au buffet de l’hôtel . On teste tout ce qu’on nous propose, pastèque, œufs brouillés, saucisses piquantes, toasts à la « Brown jam » (sorte de miel local), riz, accompagné d’une bonne tasse de café.

Ensuite une petite mise en beauté s’impose, anti-moustiques pour tous (on a l'impression de s'asperger de Round-up ultra puissant, il vaut mieux faire ça en apnée vu l'odeur de détergent ... ), manches longues, jambes longues, et on part découvrir une des plus vieilles forêt primaire connue. Vous voyez Jurassic Park? C'est à peu près le concept mais sans les dinosaures...

Anti paludéen type Malarone (bien suporté jusque là), crème anti moustique et prise pour la nuit
On traverse la rivière à l’aide des passeurs locaux qui nous font franchir la « Tembelig River », car la maison symbolisant la porte d’entrée du parc national se trouve de l’autre côté du « fleuve ».


Chemins très bien balisés, on se croirait presque sur un GR, et le début de la route jusqu’au premier point de vue sur la rivière est même équipée d’un plancher ! On poursuit ensuite la marche directement sur sentier, au milieu de toute cette végétation luxuriante. Pas beaucoup de couleurs, très peu de fleurs, mais du vert partout, sombre, lumineux, avec reflets, clair, tirant sur le jaune, ou bien sur le bleu… Des lianes, des fougères, des arbustes, et au milieu de ça, des arbres gigantesques aux racines particulièrement esthétiques …



La progression n’est pas très rapide malgré le chemin bien tracé car la moindre montée demande un peu d’énergie, difficile à mobiliser avec la chaleur et l’humidité ambiantes. Inutile de préciser qu’au bout de 5 mètres de marche, on est plutôt ruisselant de partout.





On arrive à la « Taging hide « après deux petites heures de marche, 2 litres d’eau bues par personnes, et à peu près 3 de perdues. C’est une cabane d’observation aménagée, mais malgré notre patience, on n’aura vu que quelques papillons, araignées, fourmis, sauterelles (et une sangsue, passager clandestin dans ma chaussette, découverte au retour !). A peine quelques moustiques. Mais vu le bruit assourdissant autour de nous en permanence, cliquetis, chuintement de cocotte minute, sifflement, tapotement, on pense juste que la cabane d’observation sert aux oiseaux pour pouvoir mieux nous observer !!


Où est Charlie??

Où est Tarzan ??


Retour à l’hôtel où nous profitons largement de la piscine à disposition, fraicheur bienvenue…

 
 
Puis quelques devoirs, pause liseuse, et c’est l’heure d’aller se restaurer. Un restaurant flottant en bord de rivière permet de nous servir quelques soupes géantes aux nouilles et légumes, ainsi que les désormais traditionnels fruits frais pressés qui nous font office de boissons et de dessert.

Devoirs en face de la télé qui nous permet de découvrir des supers séries malaises

Restaurant au bord de la rivière

Coucher tôt car tout le monde est marqué par la journée de marche dans la chaleur moite.





 Le lendemain, la surprise vient du temps qui n’est pas très engageant… Toujours aussi chaud (25° matin et soir , 35 le midi) mais plafond nuageux très bas et très gris. Une bonne averse vient confirmer cette impression . Cela nous empêche malheureusement d’aller marcher sur le circuit de canopée qui sera fermé toute la journée à cause du temps. On convertit notre matinée canopée en matinée jeux-bouquins. Et comme le temps se lève l’après midi, on part marcher dans la jungle avec un sympathique groupe d’étudiants malais en vacances pour le nouvel an chinois, ainsi qu’un guide qui nous indique les arbres utiles et les toxiques. Feuilles pouvant servir de papier de verre, d’anti moustique naturel, arbre dont la résine donne de la colle ,bambou dont l’intérieur de l’écorce peut servir à boire… On est presque prêt pour un bivouac en autonomie…




 
 
Passage par la piscine pour la fin d’après midi, toujours aussi apprécié.



Et demain, on part de Taman Negara avec comme objectif de dormir le soir à Malacca où nous restons deux jours , avant de descendre plus au sud à Singapour.


Le 20 Janvier: en route vers la jungle


Rassurez amis followers de ce blog, un réseau internet plus qu'aléatoire nous a contraint à une cure de publication (une sombre histoire de câble rongé par un rhino féroce, ou un singe farceur...). Mais les articles avaient bel et bien été écrits en temps et en heure...


Ce matin, réveil matinal, non sans l’aide d’un appareil judicieusement appelé réveil…


Il est 6h45, on s’habille en silence et on va petit-déjeuner. Un mini-bus doit venir nous récupérer entre 7h30 et 8 heures. Forcément à 7h23, il nous attend déjà, on a à peine le temps d’engloutir notre 2ème 6ème tartine qu’on doit déjà embarquer. Direction les bureaux de notre société de transport, pour nous enregistrer. On descend du minibus tous les 5, et là le chauffeur repart chercher un autre passager.

On se rend compte qu’on vient de laisser dedans tous nos bagages, ainsi qu’une bonne partie de nos papiers (passeports, billets d’avions,…) . Après un petit moment à serrer les fesses (et rien à voir avec un quelconque problème de transit intestinal), on revoit avec soulagement notre pilote revenir. On embarque de nouveau avec un groupe de 6 personnes direction Jérantut.




Où ça des zébras ??? Je peux doubler, alors je double !!!



On s’initie tant bien que mal aux règles de circulation en ville, avec à priori beaucoup d’interprétations quant aux questions de priorité et un certain ménagement, voire une totale inutilisation des clignotants. Après 120 km dont les 2/3 sur autoroute, pendant lesquels on découvre les plantations de palmiers, on arrive à Jérantut, où on récupère (et on paye) les entrées pour le parc, les permis pour l’utilisation d’appareil photo dans le parc. …










On prend le temps de manger, les enfants font quelques devoirs, puis on remonte dans un bus qui doit nous emmener à l’embarcadère.











A ton avis, entre les camions, ça passe ??



Pendant plus d’une ½ heure, on roule sur une route vallonnée, pas très large, et on retient inconsciemment notre respiration à chaque croisement d’un poids lourd qui charrie des troncs d’arbre assez maousses… on finit par arriver à l’embarcadère, pour un ultime contrôle des passagers, et la distribution des fameux permis cités plus hauts.









Certaines consonnes semblent peu habituelles pour les malais (comme le F et le V par exemple). Il faut donc arriver à s’habituer aux phrases du genre: « You, one paper por one people, one paper por one potograpy. You, one paper por pibe people, two papers por two potograpy » (comprendre one paper for one people, one paper for one camera, ou one paper for five people, two papers for two cameras)





Ces formalités réglées, on embarque sur un bateau à fond plat pour 2h30 de remontée du fleuve, direction Kuala Tahan aux portes du parc. On passe sur l’épisode de la femme qui ne peut pas attendre l’arrivée pour un petit pipi, et qu’on débarque au milieu d’un troupeau de vaches-buffles, alors que même nos enfants ont effectué le voyage sans broncher.




Les Men In Black voguent vers la jungle





















Arrivés à Kuala Tahan, on se dégotte un petit hôtel, dans lequel on trouve un dortoir pour 6 personnes. Confort assez sommaire, pas beaucoup de charme, mais un prix intéressant, et une petite piscine pour les fins d’après-midi.




mercredi 20 janvier 2016

20 janvier, premiers pas dans la jungle


On a expérimenté la conduite tout en souplesse Malaisienne, on a fait une croisière sur un fleuve sans croiser de crocodile ni de piranha (petite déception...), on a quitté l'hyperactivité urbaine pour les bruits des bêtes de la forêt, on est tous fan de la liseuse.

On sait dire en Malais:
sortie "Keluar"
taxi "teksi, teksi sir"
rue " jalan"
riz " nasi"
mosquée " masjid"

On a toujours bien chaud, tout le monde va bien. On vous raconte tout ça et on vous montre nos premières misions accomplies très bientôt !

mardi 19 janvier 2016

19 janvier


Dernier jour kuala Lumpurien ...




Bonne nuit pour tous, et réveil sous le soleil .
Amis éco-citoyens, nous ne ferons pas votre fierté aujourd'hui, car nous avons filé après notre petit déj aux tours Pétronas (encore elles). Premier petit cadeau du voyage, on s'est offert une montée au 41è étage dans le pont qui relie les 2 tours, assortie d'un détour par le 86 è étage à environ 370m du sol. C'est presque un sponsoring déguisé de la pétrochimie, on avoue...
Hyper bien organisée, 13 guides au mètre carré, on a savouré cette vue de Kuala Lumpur d'en haut. Malgré la visibilité pas très lointaine à cause de la brume, un seul mot, c'est Wouahhhhh. Pas sûr que les photos rendent bien compte de la situation mais assez bluffant...


La Tour Petronas Infernale


























Petite averse de fin de matinée qui nous a permis de profiter des passerelles couvertes immaculées , qui nous aident à traverser les artères embouteillées (trop ringard les passages piétons... et en plus impossible à climatiser...)



On a bien fait marrer les locaux en choisissant notre pic nic dans une "brasserie" malaise, en sachant pas trop par où commencer et quoi choisir!

Vous voulez Riz-Poulet, ou plutôt Poulet-riz ???


Petit sourire fugace et pensée pour OSS 117 à chaque fois que la journée est rythmée par le Muezzin.



Et les premiers coups de soleil sont attribués aux 3 enfants car on est retourné au bassin du KL City Centre histoire de se rafraîchir les idées. Ça cogne dur, et on avait la bonne idée d'y être entre midi et 14h. Les 3 tartines de crème solaire n'ont pas tout à fait suffi!



On les a arrachés à la trempette pour aller déambuler dans le quartier indien "Little India". Là encore, comme le quartier chinois, on ne sait pas trop si l'accumulation des boutiques de sari, soieries et autres costumes typiques sont vraiment à destination des locaux, ou purement esthétiques pour les touristes... En tous cas, couleurs chatoyantes à tous les étages !!

A priori, ils ont pas eu toutes les délibérations de la COP 21 !!!



On n'a toujours pas la réponse à la question : "comment font les hommes d'affaires ou les jolies demoiselles pour marcher dans la rue et avoir le teint frais et l'odeur agréable, alors qu'ils ont la même chaleur que nous à supporter?"
Par contre ce climat a au moins l'avantage que la douche du soir n'est même plus un calvaire pour les enfants mais qu'ils la réclament spontanément !!




Après la jungle urbaine, demain départ pour le parc de Taman Negara... Jungle primitive prévue. On vous dira si on a rencontré T-Rex et ses copains.


18 Janvier

Après une grasse matinée assez inhabituelle de notre part (le décalage horaire n'est pas totalement assimilé), on commence le 18 Janvier par une découverte du quartier chinois, une des communautés bien implantées dans la ville. On décide de prendre le métro, déjà bien rompus à l'exercice. Les jetons se prennent au distributeur, les prix sont directement liés au nombre de stations qu'on parcourt (et on a découvert depuis que Timéo ne payait pas: pas pour le spectacle et ses pitreries qu'il offre volontiers aux voyageurs, notamment dans les escalators sur lesquels il se jette, même quand ils ne vont pas dans le bon sens !!! Non, non simplement à cause de son âge...).



On découvre Chinatown sous un soleil généreux et écrasant. On est rapidement absorbé par les petites rues très (très très) commerçantes, où on accueille avec un grand sourire les touristes, occidentaux notamment. La densité de petits magasins et échoppes est telle qu'on ne sait pas très bien si tout cela est très authentique. La foule et la chaleur nous guident rapidement vers un de nos objectifs du jour: trouver la compagnie capable de nous vendre les billets de notre transfert vers la jungle du parc de Taman Negara.



Après quelques déambulations, on trouve le comptoir au rez-de-chaussé ultra-climatisé d'un hôtel. On achète notre billet aller et retour (minibus et bateau), il nous restera à éclaircir s'il sera possible de rejoindre Malacca le même jour que notre retour Taman Negara - Kuala Lumpur.... nous verrons bien.

















 Une fois cette formalité effectuée, direction le Parc des Oiseaux, plus grande volière à l'air libre du monde. Le prix d'entrée est conséquent comparé au niveau de vie du pays: les 2 entrées adultes et 3 entrées enfants nous reviennent à 225 Ringgit, soit l'équivalent de 2 à 3 repas du midi pour nous 5.
Mais pas de regret, le parc est à la hauteur: beaucoup d'espèces, très variées, qui se laissent facilement approcher et prendre en photo. On apprend beaucoup de choses. Par exemple, que l'oeil de l'autruche est plus gros que son cerveau... ce dont on se serait douté en voyant l'animal essayer de casser les barreaux métalliques de son enclos avec son bec !!! Bref, les enfants ont apprécié, et ils ont pu retrouver certains de leurs amis du film "Rio".




On ressort du parc, direction (toujours à pied, ce qui est fort, vu le temps très lourd qui s'installe progressivement, et le peu de considération des automobilistes pour les naufragés des trottoirs qui tentent des traversées quasi désespérées !!!) le marché central pour aller nous restaurer: eh oui, il est 14h45 et aucun de nos morfales ne s'est jeté sur un faisan indien pour le dévorer tout cru. La chaleur a l'air de calmer les appétits, mais pas la soif. Heureusement, car avec tout ce qu'on sue, il faut plusieurs litres d'eau pour compenser. Le temps de reprendre un métro, sous une averse assez violente et soudaine, on s'arrête dans un quartier encore très cosmopolite. Il est 16 heures, on se décide pour un restaurant indien, on demande bien du "not too spicy" et quelques jus de fruits frais. Le repas est très bon, mais encore un peu "too spicy" pour nos 2 plus jeunes enfants qui mangent avec parcimonie. On repart tranquillement pour notre chambre d'hôtes: douche, liseuse, comptes,... on apprécie la climatisation réglée à 27°C...

lundi 18 janvier 2016

Kuala Lumpur pleine de contrastes



Première nuit agitée, car malgré la fatigue, les bons lits et le coucher tôt, on a découvert que les samedis soirs dans le quartier sont assez vivants.

Rue de notre guesthouse


Musique de boîte de nuit à partir de 22h, à peu près 90 dB dans chaque oreille, les Malais ont la festivité partageuse, on aurait dit que David Guetta était à l'étage du dessous.

Puis marteau piqueur à 23h (si si). Je pense que les délais sur les chantiers devaient VRAIMENT être tenus.

Puis sirènes de police pour régler un accident au carrefour d'à côté.


monorail local


Ca s'est calmé sur le petit matin, et on se réveille sous un grand soleil et une chaleur déjà bien présente. On part à l'assaut du quartier des affaires, ses tours innombrables, ses fameuses Petronas, ses immeubles aux architectures débridées, ses palmiers qui bordent les avenues et ombragent les trottoirs, et ses grandes artères. Ville hyper propre, hyper verte, pas très pratique pour les piétons : on apprend vite à traverser comme des sauvages car le feu piéton est toujours rouge quel que soit le feu voiture... Et les taxis cèdent difficilement leur tour aux piétons!







On admire un bon moment les tours Pétronas, dehors, dedans, sous toutes les coutures, elles sont vraiment impressionnantes. Elles abritent un centre commercial géant aux marques de luxe, dont le seul intérêt actuel à nos yeux est d'être climatisé, donc on profite du frais le temps de tester tous les escalators de la galerie marchande.



Puis balade dans le parc juste derrière, qui a des arbres partout, est au calme, est encore super nickel, a des fontaines d'eau potable réfrigérée...et comble du bonheur abrite un bassin où les enfants ont le droit de se baigner ! Inutile de dire que les nôtres ont un peu pataugé (traduire: trempés des pieds à la tête en 3 secondes).




Retour à la guesthouse par le parc de la KL Tower, après un petit repas où on apprend à reconnaître les plats "no spicy" pour les enfants, et où les fruits frais pressés sont une bénédiction !











On arrive tout juste à la chambre pour éviter l'orage habituel de l'après midi. Petite sieste, jeux, bouquins, douches, rebouquins, et au dodo.


Et on vous rassure, on n'est pas (encore?) malade!