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Eh oui, déjà repartis à l'autre bout du monde... dans le Cotentin

lundi 25 janvier 2016

24 et 25 janvier, Malacca

Installés comme des rois dans notre guesthouse Layang-Layang ("cerf volant" en Malais), nous profitons de cette première matinée pour flemmarder un peu .

























Première lessive du voyage, on se repose, on fait des jeux sur tablette (vive les écrans !), on met à jour le blog après quelques jours d'interruption junglesque, on prend l'atmosphère du quartier après un solide petit déjeuner.





On est dans le quartier "branchouille", juste à côté du quartier chinois et de son fameux night market du week end. Une rue paisible, remplie de guesthouses, de temples, de murs décorés de graffitis. Pas trop de circulation, une odeur caractéristique d'encens qui brûle à toutes les fenêtres, et des façades travaillées, certaines avec beaucoup d'élégance et de goût, d'autres un peu plus rustique.






















Comme on est encore un peu novice en tourisme, on décide malgré notre journée intitulée "repos", d'aller se promener un peu. Ca tombe forcément aux heures les plus chaudes de la journée, ce qui nous vaut quelques coups de soleil sur les épaules, malgré l'écran total généreusement appliqué.
La solution qu'on a trouvé, c'est de se réfugier dans le musée Maritime, à l'ombre et climatisé. 


Reconstitution du navire "Flor del Mar" portugais






Vestiges des fortifications de la ville





















Malacca, ville appartenant au patrimoine mondial de l'Unesco, est à 140 km au sud de Kuala Lumpur, au bord de la mer. Entièrement tournée vers le tourisme, elle est très accueillante et se laisse facilement découvrir à pied ou à vélo. Tentés par la location de vélo, on abandonne vite l'idée car les chauffeurs de scooters et de voitures, eux, ne sont toujours pas très accueillants pour les vélos et piétons !! Pas de risque inutile. Par contre, une attraction phare de la ville, ce sont ces taxis-vélos  "trishaws", dont le but est d'être le plus clinquant et kitsch possible. Reine des neiges, hello Kitty, peluches, sipderman ou autre, avec une sono branchée sur 120 dB, c'est l'ambiance assurée !





On prend beaucoup de plaisir à déambuler le long des ruelles très bien conservées, quartier chinois, hollandais, portugais... C'est le reflet de la multiculturalité et des histoires de colonisations successives. Tout ça dans une odeur d'encens, de poulet rôti, de brochettes barbecue "satay", et au son du muezzin... Mélange dépaysant et vraiment agréable! Et on peut y manger à n'importe quelle heure...

Après une bonne sieste l'après midi, de la liseuse , un jeu des bâtisseurs, un petit footing pour Matthieu, et une bonne douche, on affronte le marché de nuit de la Jonker street pour se trouver un repas du soir. On tombe sur un karaoké géant... On n'osera pas les fruits de mer, on teste des raviolis vapeur chinois, mais sans franc succès pour tous. On se rabat sur des fruits pressés et des brioches qui ont le goût de brioche, pas comme les toasts qui ont le goût de poulpe qui ne nous ont pas convaincu non plus...




















Et pour fêter ça, la première bière du séjour !
Une Tiger, et ça repart !!

dimanche 24 janvier 2016

23 Janvier: de Taman Negara vers Malacca


Après une dernière nuit parfaitement dégagée dans le ciel, et qui a donné l'occasion à de nombreux animaux de s'exprimer à proximité de notre dortoir, on remballe nos affaires.
On se jette, avec élégance, mais néanmoins détermination, sur le buffet du petit déjeuner. Petite déception: les tranches de pastèque ont été remplacées par un "gâteau".... sorte de gelée de ..??? rose malabar (par respect pour votre bon goût, nous avons préféré ne rien montré de cette chose...). Les enfants, initialement heureux de retrouver une pâtisserie, se sont vite calmés, et ont finalement opté pour des toasts de pain grillé..






On se dirige ensuite vers l'embarcadère pour reprendre notre bâteau à fond plat. Mis à part un léger passage dans la brume (mais sans les gorilles), pendant lequel Timéo a avoué qu'il avait froid (il devait faire 20°C mais avec un peu de vent), nous avons vogué sous le soleil. Quelques photos d'arbres assez magnifiques, et en un peu moins de 2 heures on arrive à Jérantut.




























Les enfants supporteront -ils  bien l'écran ?


On mange, on arrive péniblement à se connecter, histoire qu'Arthur envoie quelques photos à ses copains, et on remonte dans le bus. On ne sait pas si la route est moins bonne dans ce sens là, où si le fait de nous retrouver à l'arrière du minibus procure des sensations différentes, mais le cœur est soumis à rude épreuve. On range donc assez vite les liseuses, et on tente de fermer l'oeil, sans grand succès.









Arrivés à KL, heu pardon, à Kuala Lumpur (on prend vite nos habitudes...), on prend le métro, puis un train pour la gare centrale des bus de Kuala Lumpur (après un différend vite réglé avec les autorités locales pour savoir si Timéo devait payer sa place ou pas...)
Cette sus-dite gare centrale ressemble plus à un terminal d'aéroport qu'à la gare routière de Rouen. Grandes allées, boutiques, guichets innombrables (mais qui ne prennent que du cash), ce réseau de bus ferait rêver notre ministre Macron !!


Un terminal comme ça pour la ligne 22 à St Jacques, ça le fait, non ??



















Avec un peu de retard, on monte dans notre bus vers 18h15. La circulation est dense, très dense tout le long du parcours de 140 km, et il nous faut presque 3 heures pour arriver à Malacca. Et ce malgré le remake de "Speed" que s'emploie à tourner notre chauffeur (Sandra Bullock étant joué dans cette version par un malais bedonnant et moustachu, ce qui risque de plomber l'audience de ce blockbuster !!).







Il nous reste à rejoindre notre chambre, pré-réservée comme on a pu, suite à nos déboires avec Paypal (qui ne fonctionne pas à l'étranger...). On prend un taxi, dont la licence semble antérieure d'environ 40 ans au véhicule, ce qui nous éloigne de notre époque contemporaine... On apprend quelques mots malais, on explique notre voyage, le chauffeur est très sympa, conduit comme un sauvage, et nous amène à bon port (il a même droit à un pourboire !!).


Guesthouse Layang-Layang à Malacca


Et vers 21h30, on entre enfin dans notre chambre. On redescend rapidement pour manger un morceau, les week-ends à Malacca sont "nightmarket", il y a une foule improbable dans les rues, des stands de toutes sortes.... les enfants sont crevés, nous aussi, on se trouve quelques beignets, quelques fruits dont on évite la peau, 2 boissons au citron pas très naturel, et on va se coucher....

21 et 22 janvier, découverte de Taman Negara




Après une nuit dans notre dortoir aux lits qui grincent, on attaque la journée par un solide petit déjeuner au buffet de l’hôtel . On teste tout ce qu’on nous propose, pastèque, œufs brouillés, saucisses piquantes, toasts à la « Brown jam » (sorte de miel local), riz, accompagné d’une bonne tasse de café.

Ensuite une petite mise en beauté s’impose, anti-moustiques pour tous (on a l'impression de s'asperger de Round-up ultra puissant, il vaut mieux faire ça en apnée vu l'odeur de détergent ... ), manches longues, jambes longues, et on part découvrir une des plus vieilles forêt primaire connue. Vous voyez Jurassic Park? C'est à peu près le concept mais sans les dinosaures...

Anti paludéen type Malarone (bien suporté jusque là), crème anti moustique et prise pour la nuit
On traverse la rivière à l’aide des passeurs locaux qui nous font franchir la « Tembelig River », car la maison symbolisant la porte d’entrée du parc national se trouve de l’autre côté du « fleuve ».


Chemins très bien balisés, on se croirait presque sur un GR, et le début de la route jusqu’au premier point de vue sur la rivière est même équipée d’un plancher ! On poursuit ensuite la marche directement sur sentier, au milieu de toute cette végétation luxuriante. Pas beaucoup de couleurs, très peu de fleurs, mais du vert partout, sombre, lumineux, avec reflets, clair, tirant sur le jaune, ou bien sur le bleu… Des lianes, des fougères, des arbustes, et au milieu de ça, des arbres gigantesques aux racines particulièrement esthétiques …



La progression n’est pas très rapide malgré le chemin bien tracé car la moindre montée demande un peu d’énergie, difficile à mobiliser avec la chaleur et l’humidité ambiantes. Inutile de préciser qu’au bout de 5 mètres de marche, on est plutôt ruisselant de partout.





On arrive à la « Taging hide « après deux petites heures de marche, 2 litres d’eau bues par personnes, et à peu près 3 de perdues. C’est une cabane d’observation aménagée, mais malgré notre patience, on n’aura vu que quelques papillons, araignées, fourmis, sauterelles (et une sangsue, passager clandestin dans ma chaussette, découverte au retour !). A peine quelques moustiques. Mais vu le bruit assourdissant autour de nous en permanence, cliquetis, chuintement de cocotte minute, sifflement, tapotement, on pense juste que la cabane d’observation sert aux oiseaux pour pouvoir mieux nous observer !!


Où est Charlie??

Où est Tarzan ??


Retour à l’hôtel où nous profitons largement de la piscine à disposition, fraicheur bienvenue…

 
 
Puis quelques devoirs, pause liseuse, et c’est l’heure d’aller se restaurer. Un restaurant flottant en bord de rivière permet de nous servir quelques soupes géantes aux nouilles et légumes, ainsi que les désormais traditionnels fruits frais pressés qui nous font office de boissons et de dessert.

Devoirs en face de la télé qui nous permet de découvrir des supers séries malaises

Restaurant au bord de la rivière

Coucher tôt car tout le monde est marqué par la journée de marche dans la chaleur moite.





 Le lendemain, la surprise vient du temps qui n’est pas très engageant… Toujours aussi chaud (25° matin et soir , 35 le midi) mais plafond nuageux très bas et très gris. Une bonne averse vient confirmer cette impression . Cela nous empêche malheureusement d’aller marcher sur le circuit de canopée qui sera fermé toute la journée à cause du temps. On convertit notre matinée canopée en matinée jeux-bouquins. Et comme le temps se lève l’après midi, on part marcher dans la jungle avec un sympathique groupe d’étudiants malais en vacances pour le nouvel an chinois, ainsi qu’un guide qui nous indique les arbres utiles et les toxiques. Feuilles pouvant servir de papier de verre, d’anti moustique naturel, arbre dont la résine donne de la colle ,bambou dont l’intérieur de l’écorce peut servir à boire… On est presque prêt pour un bivouac en autonomie…




 
 
Passage par la piscine pour la fin d’après midi, toujours aussi apprécié.



Et demain, on part de Taman Negara avec comme objectif de dormir le soir à Malacca où nous restons deux jours , avant de descendre plus au sud à Singapour.


Le 20 Janvier: en route vers la jungle


Rassurez amis followers de ce blog, un réseau internet plus qu'aléatoire nous a contraint à une cure de publication (une sombre histoire de câble rongé par un rhino féroce, ou un singe farceur...). Mais les articles avaient bel et bien été écrits en temps et en heure...


Ce matin, réveil matinal, non sans l’aide d’un appareil judicieusement appelé réveil…


Il est 6h45, on s’habille en silence et on va petit-déjeuner. Un mini-bus doit venir nous récupérer entre 7h30 et 8 heures. Forcément à 7h23, il nous attend déjà, on a à peine le temps d’engloutir notre 2ème 6ème tartine qu’on doit déjà embarquer. Direction les bureaux de notre société de transport, pour nous enregistrer. On descend du minibus tous les 5, et là le chauffeur repart chercher un autre passager.

On se rend compte qu’on vient de laisser dedans tous nos bagages, ainsi qu’une bonne partie de nos papiers (passeports, billets d’avions,…) . Après un petit moment à serrer les fesses (et rien à voir avec un quelconque problème de transit intestinal), on revoit avec soulagement notre pilote revenir. On embarque de nouveau avec un groupe de 6 personnes direction Jérantut.




Où ça des zébras ??? Je peux doubler, alors je double !!!



On s’initie tant bien que mal aux règles de circulation en ville, avec à priori beaucoup d’interprétations quant aux questions de priorité et un certain ménagement, voire une totale inutilisation des clignotants. Après 120 km dont les 2/3 sur autoroute, pendant lesquels on découvre les plantations de palmiers, on arrive à Jérantut, où on récupère (et on paye) les entrées pour le parc, les permis pour l’utilisation d’appareil photo dans le parc. …










On prend le temps de manger, les enfants font quelques devoirs, puis on remonte dans un bus qui doit nous emmener à l’embarcadère.











A ton avis, entre les camions, ça passe ??



Pendant plus d’une ½ heure, on roule sur une route vallonnée, pas très large, et on retient inconsciemment notre respiration à chaque croisement d’un poids lourd qui charrie des troncs d’arbre assez maousses… on finit par arriver à l’embarcadère, pour un ultime contrôle des passagers, et la distribution des fameux permis cités plus hauts.









Certaines consonnes semblent peu habituelles pour les malais (comme le F et le V par exemple). Il faut donc arriver à s’habituer aux phrases du genre: « You, one paper por one people, one paper por one potograpy. You, one paper por pibe people, two papers por two potograpy » (comprendre one paper for one people, one paper for one camera, ou one paper for five people, two papers for two cameras)





Ces formalités réglées, on embarque sur un bateau à fond plat pour 2h30 de remontée du fleuve, direction Kuala Tahan aux portes du parc. On passe sur l’épisode de la femme qui ne peut pas attendre l’arrivée pour un petit pipi, et qu’on débarque au milieu d’un troupeau de vaches-buffles, alors que même nos enfants ont effectué le voyage sans broncher.




Les Men In Black voguent vers la jungle





















Arrivés à Kuala Tahan, on se dégotte un petit hôtel, dans lequel on trouve un dortoir pour 6 personnes. Confort assez sommaire, pas beaucoup de charme, mais un prix intéressant, et une petite piscine pour les fins d’après-midi.